Agir

Notre action de plaidoyer vise à renforcer l’efficacité, la réactivité et la transparence des dispositifs d’alerte et de surveillance sanitaire en cas d’intoxication alimentaire ou de contamination microbiologique.

Aujourd’hui, plusieurs constats préoccupants subsistent :

•         Les délais entre la détection d’un cas, la confirmation de l’origine et l’alerte publique peuvent être trop longs, exposant d’autres consommateurs à des risques évitables.

•         Les chaînes de communication entre laboratoires, professionnels de santé, autorités locales (DDPP, ARS) et grand public manquent parfois de coordination.

•         Certaines pathologies graves, comme le Syndrome Hémolytique et Urémique (SHU) lié à E. coli, ne font pas encore l’objet d’une déclaration obligatoire dès le premier cas, ce qui retarde la détection des foyers infectieux.

Nous nous sommes engagés depuis plusieurs années aux côtés de Maître Nathalie GOUTALAND, avocate experte en droit de la sécurité alimentaire et en droit de la santé, dans un travail de plaidoyer visant à faire inscrire le Syndrome Hémolytique et Urémique (SHU) sur la liste des maladies à déclaration obligatoire dès le premier cas.

Cette mesure permettrait une détection précoce des foyers infectieux et une réaction rapide des autorités sanitaires, limitant ainsi les conséquences parfois dramatiques pour les victimes.

Grâce à ce travail de longue haleine, et à celui de Monsieur Yohan BUISSON, adhérent à notre association et papa de la petite Elise, contaminée par la bactérie E.Coli, de très nombreux députés ont été sensibilisés, notamment Monsieur Alexandre Portier, qui a demandé l’ouverture d’une Commission d’enquête parlementaire portant sur les failles des agences de l’État dans la gestion des intoxications alimentaires et la prévention des risques sanitaires.

Notre association poursuit aujourd’hui cette collaboration, afin de soutenir cette démarche citoyenne et juridique essentielle pour la protection de la santé publique et la reconnaissance des victimes.